Accueil SISTEPACA > Conduite à tenir par maladies / Dermatite de contact

Dermatite de contact Mise à jour le 25 juillet 2011
Mise en ligne en septembre 2008

Conduite à tenir devant une dermatite de contact présumée d’origine professionnelle

Le principal enjeu thérapeutique devant une dermatite de contact professionnelle est d’éviter que la maladie ne se pérennise. Certaines dermatites sont évitables, d’autres difficilement.
L’identification précoce de l’agent causal peut permettre son éviction et éviter ainsi le passage à la chronicité. Contacter le médecin du travail est utile (prévention primaire et secondaire).


Crédit photo : Dr Michel Castelain



1. Les symptômes

1.1 Interrogatoire

Dans la survenue des allergies professionnelles, les facteurs liés à l’individu (antécédents atopiques familiaux et personnels) ainsi que les facteurs environnementaux (profession, loisirs, bricolage..., vêtements, lessives, produits de toilette, médicaments, cosmétiques…) sont également à considérer. Le diagnostic peut être posé en fonction de l'aspect et de la localisation des lésions.

Pensez à poser les questions suivantes :

  • Où la dermatite a-t-elle débuté ?
    Les localisations principales évoquant une origine professionnelle sont les mains (plus de 90% des cas, surtout le dos des mains, les espaces interdigitaux et les faces antérieures des poignets) et toutes les zones cutanées pouvant être concernées par contact direct ou indirect au cours des actes professionnels / les zones découvertes si manipulation de produits vaporisés ou si travail en extérieur.
  • Quand la dermatite a-t-elle débuté et comment évolue-t-elle ?
    Les poussées sont rythmées de façon nette par les contacts. La dermatite s'améliore pendant les vacances / les périodes d’arrêts du travail et récidive dès la reprise du travail.
  • Quelle est la profession de votre patient ?
    Les professions les plus exposées sont : le nettoyage, le secteur de la construction, les coiffeurs, les professions médicales et paramédicales, les travailleurs des métaux, de la mécanique et de l’électronique, les manipulations de matières plastiques et l’agriculture..

1.2 Diagnostic

Le contact de la peau avec des substances utilisées en milieu de travail peut entraîner deux types de dermatites :

Un type de dermatite n’exclut pas l’autre.

1.2.1 Dermite irritative

C’est une réaction inflammatoire non immunologique de la peau à un agent irritant. Selon l’aspect clinique, qui peut être très varié, on distingue 4 types d’irritation cutanée :

  • Les réactions irritatives : superficielles (derme), plutôt monomorphes (rougeur, desquamation, vésicules, pustules…)
  • Les brûlures chimiques (profondes) : érythème douloureux, vésicules, nécrose
  • La dermite irritative de contact aiguë, souvent liée à des frottements (souvent macules puis papules puis vésicules)
  • La dermite irritative de contact chronique, difficile à distinguer de la dermatite allergique.

1.2.2 Distinguer la dermite irritative et l’eczéma de contact allergique

Critères de distinction Dermite irritative de contact
(80%)
Eczéma de contact allergique (<20%)
Mécanisme Non allergique Allergique
Fréquence Collective (plusieurs individus atteints simultanément) Individuelle
Délai d’apparition Rapide Il faut un contact préalable de quelques jours avec la substance (≥ 10 jours) (période de sensibilisation). L’eczéma apparaît 1 à 2 jours après tout nouveau contact.
Symptômes subjectifs Sensation de brûlure Prurit quasi-constant (démangeaisons)
Aspects cliniques Plaques érythémato-squameuses
Crevasses ++
Phase aigue : érythème, vésicules ± suintement, oedème Phase chronique : croûtes, desquamation
Limite des lésions Nette et réduite à la zone de contact ou d’utilisation d’outil Peut déborder la zone de contact, avec des bords émiettés (le plus souvent, dos des mains, doigts). Possibilité de lésions à distance (face antérieure des poignets, avant-bras).
Bilan allergologique par tests épicutanés Négatif ou aspect d’effet irritatif Positif à la substance responsable de l’allergie.
Evolution des lésions Pas d’évolution vers la chronicité après arrêt de l’exposition Possible évolution vers la chronicité malgré l’arrêt de l’exposition (1 cas sur 2 pour l’eczéma des mains professionnel)

La dermite de contact irritative fait le lit de la dermatite de contact allergique ;
Les personnes atopiques sont plus à risque de développer une irritation, puis, en l’absence de prévention, une dermatite de contact allergique (déficit du film lipidique cutané, peau sèche, perte en eau).

1.2.3 Dermatite allergique : eczéma de contact ou urticaire ?

Critères de distinction des dermatites allergiques

Type Eczéma de contact allergique
(> 90%)
Urticaire de contact (< 5%)
Définition Réaction allergique cutanée de type retardée, apparaissant de 24 à 48 heures après le contact avec l’allergène*. Une irritation cutanée (due à un contact avec des produits irritants) peut présenter parfois le même aspect clinique. Réaction allergique cutanée de type immédiat, apparaissant dans les minutes après le contact avec l’allergène
Agent sensibilisant responsable Substances de bas poids moléculaire. Par exemple : colorants, conservateurs, additifs du caoutchouc, résines, métaux, agents anti-microbiens… Allergènes : le plus souvent des protéines d’origine animale ou végétale Par exemple, le latex naturel
Evolution Possible évolution vers la chronicité Evolution favorable après éviction
*Pour l’eczéma, lors du 1er contact, une période de latence sans symptôme est observée (période dite de « sensibilisation »).

NB : Il existe une forme particulière de dermatite professionnelle appelée dermatite de contact aux protéines.

Penser à une association possible avec une rhinite ou un asthme professionnel.

1.2.4 Autres dermatites liées au travail

Attention ! Tout aspect d’eczéma des mains ne veut pas forcément dire allergie ou irritation dues à des substances utilisées en milieu professionnel. Il peut s’agir d’autres dermatites, qui peuvent être aggravées par les conditions de travail ou bien être d’origine professionnelle sans être des dermatites de contact :

  • Eczéma atopique ;
  • Psoriasis ;
  • Dermatites par traumatismes répétés (anciennes dermites traumitératives) beaucoup plus fréquentes que l’eczéma (dermatite des ménagères ou des métiers du bâtiment ;
  • Dishydrose ;
  • Dermatites par photosensibilisation. On doit distinguer deux types de réaction : photo-allergique et photo-toxique.
  • Aggravation d’un eczéma ou d’une urticaire par tout facteur irritant le système nerveux (stress, contrainte, fatigue, surmenage) ;
  • Mycoses cutanées (TRG 46 / TRA 15), unguéales et péri-unguéales (TRG 77 / TRA 15), pyodermites, anomalies de la coloration cutanée et autres dermatites professionnelles non allergiques, rares ;
  • Dermatites allergiques consécutives à une infection contractée sur le lieu de travail, rares (brucellose chronique (TRG 24 / TRA 6), hépatites virales B et C (TRG 45 / TRA 33)).

2. Confirmer la maladie professionnelle

2.1 Dermite irritative

Quand la dermatite est aiguë, la clinique est suffisante (Cf. paragraphe 1.2.2).
Quand la dermatite est chronique, surtout en cas de doute avec une eczématisation, un bilan allergologique est souhaitable.

Attention : Prendre toutes les précautions avant de tester un produit, surtout s’il n’est pas connu : tester son pH (bandelette) et demander la fiche de sécurité de ce produit au patient (contacter le médecin du travail).

2.2 Eczéma de contact allergique

  • La clinique est suffisante (cf. tableau paragraphe 1.2.2).
  • En cas de doute ou de non récidive, des tests cutanés pourront être réalisés par des personnes entraînées pour rechercher une allergie retardée (test épicutané ou patch test) pour identifier les produits responsables de l’eczéma.

2.3 Urticaire de contact

  • Les tests pour rechercher une allergie immédiate sont obligatoires (tests de contact ouverts ou open tests lus à 20 minutes, prick-tests, dosage des IgE spécifiques (RAST-CAP) lorsque cela est possible…).

2.4 Rôle du médecin du travail

  • Le rôle du médecin du travail est ici capital pour orienter les batteries de tests et les substances ou les préparations à tester utilisées en milieu professionnel. L’étude du poste de travail est essentielle pour identifier les agents sensibilisants auxquels le travailleur est exposé, ainsi que les conditions d’exposition.
  • Il est également possible d’adresser le patient à la consultation de pathologie professionnelle la plus proche.

NB : Pour les allergies professionnelles, la répétition des poussées pose le problème du maintien au même emploi :

  • Pour les jeunes atopiques, les informer des métiers à risque avant l’apprentissage (maçon, coiffeur…) et préconiser un examen dermatologique systématique ;
  • Pour les débutants dans le métier, il faut envisager rapidement une réorientation professionnelle (contacter le médecin du travail ou le médecin scolaire).

3. Prise en charge

Il est important de mettre en place la prévention et le traitement rapidement, avant le développement de formes plus chroniques et/ou graves.

3.1 Traitement médical symptomatique

C’est au médecin traitant ou dermatologue ou allergologue de l’instaurer mais il n’a qu’une action incomplète et passagère en l’absence de mesures de protection efficaces.

3.2 Mesures en entreprise

Contrairement aux dermatites allergiques, la dermite irritative de contact peut être prévenue par une éducation sanitaire du patient pour éviter les contacts avec l'agent irritant et les lésions mécaniques de la peau (abrasion, microtraumatismes, coupures...).

Particularités de la dermatite allergique :

  • Changement de produit dans l’entreprise (si possible), éviction de l’allergène indispensable ;
  • Mesures de protection individuelle, port de gants ;
  • Si l’éviction de l’allergène est impossible, un changement de poste sera envisagé.

Dans certains cas, une information sur les risques d’allergie croisée est nécessaire, qu’il s’agisse d’allergènes professionnels ou de la vie courante.

En cas d’arrêt de travail lié à une dermatite de contact professionnelle, il est utile d’envoyer votre patient en visite de pré-reprise auprès du médecin du travail pour envisager un aménagement ou un changement de poste de travail voire un reclassement si nécessaire (allergie).

La cause de la dermatite de contact professionnelle peut être retrouvée en dehors du travail et être responsable d'une persistance des lésions.

3.3 Déclaration en maladie professionnelle

3.3.1 Maladies inscrites dans un tableau

Pour la rédaction du certificat médical initial, si possible, reprendre la désignation de la maladie dans le tableau. En cas de doute, vous pouvez prendre l’avis du médecin du travail (cf. annuaire) ou de la consultation de pathologie professionnelle.

En pratique, pour en savoir plus, cliquer sur Comment déclarer ?

a) Les dermatites irritatives

Elles font l’objet de tableaux spécifiques, pour les patients des deux régimes, général et agricole (Cf. paragraphe 4.1).

b) Les dermatites allergiques

- Pour les patients du régime général :

  • Les lésions eczématiformes de mécanisme allergique sont réparées dans le cadre du tableau 65, dont la liste des principaux travaux a la particularité d’être une liste limitative de substances chimiques ou végétales allergisantes.
    D’autres produits font l’objet de tableaux spécifiques, listés au paragraphe 4.2.
  • Seule l’urticaire au latex figure dans un tableau de maladie professionnelle, le tableau 95 (Cf. paragraphe 4.3).

    NB : L’urticaire étant une manifestation aigue, pour un patient affilié au régime général, penser à la déclarer en accident du travail en respectant les conditions réglementaires (fait horaire et présence de témoins).

- Pour les patients du régime agricole :

  • Le tableau 44 du régime agricole, à la différence du régime général, répare les lésions eczématiformes de mécanisme allergique et les urticaires de contact pour la manipulation ou l’emploi habituels, dans l’activité professionnelle, de tous produits.

3.3.2 Dermatites professionnelles non inscrites dans un tableau de maladie professionnelle

Compte tenu du faible taux d’IPP attribuée aux dermatites professionnelles (généralement guérison ou légères séquelles), il n'existe pas de possibilité de les faire reconnaître en CRRMP. Il peut être utile de les signaler en maladie à caractère professionnel.

Dans le régime général, il est possible de déclarer l’urticaire en accident du travail, lorsque l'on connaît l'agent déclenchant.

4. Les dermatites et les principaux métiers

4.1 Dermite irritative

Les dermatites irritatives sont les plus fréquentes de toutes les dermatites professionnelles. Elles concernent plus particulièrement le personnel chargé du nettoyage et de l’entretien (utilisation de solvants) et les professions du bâtiment (ciments).

Dermite irritative : principales professions, agents et tableaux de maladie professionnelle

TRG : Tableau de maladie professionnelle du Régime Général
TRA : Tableau de maladie professionnelle du Régime Agricole

Professions à risque Agents en cause Système de reconnaissance
Agriculture (paysagistes, mécaniciens…) • Solvants organiques liquides (essence, white spirit trichloréthylène…) +++ TRG 84 / TRA 48
• Solvants chlorés TRG 12 / TRA 21
Bâtiment et travaux publics (plombier, couvreur, carreleur, peintre, maçon métallier…) Ciments TRG 8 / TRA 14
• Huiles et graisses minérales ou de synthèse TRG 36 / TRA 25
• Solvants organiques liquides (essence, white spirit trichloréthylène…) +++ TRG 84 / TRA 48
• Acide fluorhydrique (démoussage façade, nettoyage aluminium anodisé…) TRG 32
Bois, transformation du bois • Poussières de bois TRA 36
• Produits de traitement du bois TRG 14 / TRA 13
Chimie, pharmacie, cosmétique, industrie plastique • Ingrédients de cosmétiques : savon, crème barrière, émollients (conservateurs, parfums) TRG 84 / TRA 48
dont formol et libérateurs TRG 43 / TRA 28
• Fabrication de trichloréthylène TRG 3
Coiffeurs • Teintures des cheveux : paraphénylènediamine, paratoluènediamine TRG 15 bis
Métallurgie • Solvants organiques liquides (essence, white spirit trichloréthylène …) +++ TRG 84 / TRA 48
• Acide fluorhydrique (nettoyage aluminium anodisé…)
TRG 32
• Solvants chlorés TRG 12 / TRA 21
Nettoyage : agents d’entretien, techniciens de surface • Produits chimiques de nettoyage (utilisation de solvants et de détergents) TRG 84 / TRA 48
Personnels de santé et d’entretien en milieu hospitalier • Formaldéhyde (ulcérations cutanées) TRG 43 / TRA 28
Pétrochimie • Solvants organiques liquides (essence, white spirit trichloréthylène…) +++ TRG 84
• Acide fluorhydrique (démoussage de façade, nettoyage aluminium anodisé…) TRG 32
• Solvants chlorés TRG 12
Divers Autres irritants pouvant être incriminés et faisant l’objet d’un tableau  
NB : ce tableau est indicatif et non exhaustif. Pour chercher un agent irritant n’y figurant pas, vous pouvez utiliser le moteur de recherche de l’INRS (accessible en bas à droite de la page d’accueil du SISTEPACA).

4.2 Eczéma de contact allergique

Les allergènes responsables des eczémas de contact allergiques sont le plus souvent des substances chimiques : métaux, biocides et désinfectants, produits de coloration des cheveux. Les principales professions à risque élevé d’eczéma allergique sont bien identifiées : les coiffeurs, le personnel de santé et les professions du bâtiment.

Note pour la lecture du tableau ci-dessous :

-> Pour les métiers dépendants du régime agricole, il existe un tableau de référence TRA 44 qui prend en compte la manipulation ou l'emploi de tous produits. Les autres tableaux du régime agricole ne sont cités ci-dessous qu’à titre indicatif.

-> Pour les métiers dépendants du régime général, il existe plusieurs tableaux spécifiques selon les produits employés (chimiques, végétaux, autre...).

Eczéma de contact allergique : principales professions, agents et tableaux de maladies professionnelles

TRG : Tableau de maladie professionnelle du Régime Général
TRA : Tableau de maladie professionnelle du Régime Agricole

Principales professions à risque Agents en cause Système de reconnaissance
Métiers du Régime Agricole Tous produits TRA 44
Pour une majorité de professions Caoutchouc des gants, des bottes, tuyaux, pneus… TRG 65, 15bis, 95
Agriculteurs, éleveurs, vétérinaires • Conservateurs, désinfectants et antiseptiques (dont formol et libérateurs) TRG 43 / TRA 28
• Pesticides TRG 74
• Médicaments et produits vétérinaires TRG 31, 38, 41, 50, (TRA 26)
• Végétaux : plantes maraîchères et mauvaises herbes à lactones sesquiterpéniques, Frullania (mousse de chêne), lichens (lactones sesquiterpéniques), résines et essence de bois TRG 65
Alimentation (cuisinier, boulanger, confiseur…) • Aliments (farines de céréales, légumes, ail, épices) TRG 65
• Antiseptiques pour le lavage des mains, désinfectants de surface TRG 43 / TRA 28

• Enzymes (levure de boulanger)

TRG 63

Bâtiment et travaux publics (plombier, couvreur, carreleur, peintre métallier, maçon, coffreur, applicateur de surface……) Ciments (chrome hexavalent) TRG 8 / TRA 14
• Goudrons de houille, huiles et brais de houille, suies de combustion du charbon TRG 16 / TRA 35
• Huiles et graisses minérales ou de synthèse TRG 36 / TRA 25
• Isocyanates organiques TRG 62 / TRA 43
• Peintures, vernis, colles : résines époxydiques, acrylates, résines et mousses polyuréthanes TRG 51
• Solvants organiques liquides (essence, white spirit, trichloréthylène …) +++ TRG 84 / TRA 48
• Huiles de coupe (usinage en métallerie) TRG 65
Bois, transformation du bois • Poussières de bois TRG 47 / TRA 36
• Composants des vernis, des colles et des résines TRG 84
TRG 65
• Résines acryliques TRG 82
• Résines époxydiques entrant dans la composition des stratifiés, de colles, de vernis et de peintures TRG 51
Chimie, pharmacie, cosmétique, industrie plastique • Fabrication du caoutchouc (furfural) TRG 74
• Ingrédients de cosmétiques :

  a) savon, crème barrière, émollients (conservateurs, parfums), TRG 84 / TRA 48
  b) formol et libérateurs TRG 43 / TRA 28
• Enzymes TRG 63

• Médicaments (streptomycine, néomycine, chlorpromazine, béta
•lactamines et céphalosporines, phénylhydrazine)

TRG 31, 38, 41, 50, (TRA 26)
Coiffeurs • Permanentes (agents fixateurs : thioglycolates) TRG 65
• Persulfates (décolorants) (plus rares) TRG 65
• Teintures des cheveux : paraphénylènediamine, paratoluènediamine TRG 15 bis
(voire TRG 65)
• Nickel des ciseaux et objets métalliques TRG 37
Dentistes et prothésistes dentaires • Acrylates et méthacrylates des résines dentaires et adhésifs TRG 65
TRG 82
• Anesthésiques et médicaments TRG 65
• Antiseptiques et désinfectants (dont formol et libérateurs) TRG 65
TRG 43
Fleuristes et jardiniers • Pesticides TRG 74
• Plantes et fleurs : tulipe, Alstroemeria, primevère, plantes à lactones sesquiterpéniques (chrysanthème…) TRG 65
Manucures, prothésistes ongulaires • Résines et colles pour prothèses d’ongle (acrylates et méthacrylates)

TRG 65
TRG 82

Métallurgie (galvanoplaste, soudeur…), sidérurgie, mécaniciens

• Antimoine

TRG 73

• Colles : acrylates TRG 65
• Furfural TRG 74
• Huiles et brais de houille TRG 16 / TRA 35
• Huiles de coupe et graisses (biocides, chromates, émulsifiants) TRG 65
TRG 36 / TRA 25
TRG 10 / TRA 34
• Métaux :
  chrome
  nickel
  cobalt

TRG 10
/ TRA 34
TRG 37
TRG 70
• Résines époxydiques (utilisation de colles, de vernis et de peintures en contenant) TRG 51
• Solvants organiques liquides (essence, white spirit trichloréthylène…) +++ TRG 84 / TRA 48
Nettoyage : agents d’entretien, techniciens de surface

• Produits de nettoyage

TRG 65

Personnels de santé • Antiseptiques et désinfectants
(dont formol et libérateurs)

TRG 65
TRG 43 / TRA 28

• Médicaments : antibiotiques, antalgiques, analgésiques TRG 31, 38, 41, 50, (TRA 26)
Divers Autres allergènes pouvant être incriminés et faisant l’objet d’un tableau  
NB : ce tableau est indicatif et non exhaustif. Pour chercher un agent allergisant n’y figurant pas, vous pouvez utiliser le moteur de recherche de l’INRS (accessible en bas à droite de la page d’accueil du SISTEPACA).

4.3 Urticaire de contact

En milieu professionnel, ce sont les personnels de l’alimentation, les vétérinaires et agriculteurs qui sont particulièrement exposés au risque de développer une urticaire. Les agents sensibilisants principaux sont les protéines d’origine végétale et animale.

Urticaire de contact allergique : principales professions, allergènes responsables et tableaux de maladies professionnelles

TRG : Tableau de maladie professionnelle du Régime Général
TRA : Tableau de maladie professionnelle du Régime Agricole

Professions Allergènes Tableaux
Personnels de santé Vétérinaires et assistants
  • • Latex des gants en caoutchouc naturel
  • • Médicaments
Métiers de l’alimentation
  • • Protéines animales : poissons et crustacés, viande
  • • Protéines végétales : légumes (chou-fleur…), farine
  • • Additifs divers…

TRA 44

Fabrication, manipulation de cosmétiques • Agents conservateurs, baume du Pérou, parfums TRA 44
Agriculteurs, éleveurs, vétérinaires • Viande, liquide amniotique au cours de l’agnelage, du vêlage… TRA 44

 

Remerciements au Dr Michel CASTELAIN, au Dr Gwenaëlle IARMARCOVAI, au Dr Marie-Pascale LEHUCHER MICHEL, au Dr Dominique SEITE BELLEZZA et au Dr Jean-Marie ZORIKIAN, interne en médecine et santé au travail, pour leur participation à l’élaboration de cette fiche.
Remerciements aux Pr Jean-Jacques BONERANDI, Pr Jean-Jacques GROB pour leur aimable contribution.
Remerciements aux Pr Paul FRIMAT et Pr Christian GERAUT pour leurs avis et conseils.

Ce document est inspiré du document sur les allergies en milieu professionnel, édité par l’INRS, après autorisation : http://www.inrs.fr/htm/allergies_en_milieu_professionnel.html

Pour en savoir plus :
- LACHAPELLE JM, FRIMAT P, TENNSTEDT D, DUCOMBS G. Dermatologie professionnelle et de l’environnement. Paris, Masson, 1992
- GERAUT C, TRIPODI D. Dermatoses professionnelles EMC (Elsevier Masson SAS, Paris), Toxicologie – Pathologie professionnelle, 16-533-A-10, 2006



© 2004 SISTEPACA - Crédits - Mentions légales