1. Quelles sont les situations à risque ?
2. Quelle surveillance médicale en l'absence de symptôme ?
3. Que faire en cas de symptomatologie urinaire ?
Selon les estimations réalisées à partir de la littérature internationale, il semble exister une sous-déclaration des cancers de vessie liés à une activité professionnelle.
Afin d'améliorer la prévention dans ce domaine, votre participation est indispensable.
1. Quelles sont les situations à risque ?
Demander au patient si un document signalant une ou plusieurs expositions professionnelles à des dangers lui a été remis
par l’entreprise (attestation d'exposition).
a) Principales situations de travail :
Principales situations de travail pouvant être concernées |
Principaux risques à rechercher |
Système de réparation |
• Industrie chimique : production des colorants et pigments (liste limitative de produits) |
Manipulation d’amines aromatiques, de N-Nitroso-dibuthylamine et de colorants en contenant
(Attention, toutes les amines ne sont pas cancérigènes) |
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• Industrie pharmaceutique et des laboratoires d’analyses
• Dans l’industrie du caoutchouc et des matières plastiques, l’utilisation d’accélérateurs et d’autres oxydants
• Fabrication de câbles, d’encres d’imprimerie, d’explosifs et de munitions |
CRRMP |
Secteurs :
• Fabrication de l’aluminium (par électrolyse)
• Cokeries (entretien des fours)
• Usines à gaz Travaux :
• Utilisation des goudrons et des brais de houilles
• Travaux de ramonage et d’entretien des chaudières et cheminées
• Travaux de coulée en fonderie de fonte ou d’acier
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Manipulation de goudrons, suies, dérivés de combustion du charbon, brais de houille = produits contenant des hydrocarbures aromatiques polycycliques "HAP" |
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• Certains emplois dans l’imprimerie
• Fabrication ou utilisation d’encres noires ou comportant la manipulation ou l’exposition à des huiles usagées (mécanique, industrie du caoutchouc, industrie textile, industrie du verre) |
CRRMP |
TRG : Tableau de maladie professionnelle du Régime Général
TRA : Tableau de maladie professionnelle du Régime Agricole
CRRMP : Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles, est saisi lorsque toutes les conditions du tableau ne sont pas remplies
b) Principaux facteurs extra-professionnels associés :
• Consommation de tabac
• Consommation de cannabis
2. Quelle surveillance médicale en l’absence de symptôme ?
a) Le patient est en activité professionnelle
C’est le médecin du travail qui s’occupe :
- de la surveillance de l’exposition, qui comporte un examen clinique au moins une fois par an et une cytologie urinaire et recherche d’hématurie microscopique tous les 6 mois ;
- de la surveillance post-exposition, qui concerne des sujets toujours en activité professionnelle mais non exposés au risque (même s’ils ont changé d’établissement) et qui est assurée par le médecin du travail de l'entreprise actuelle selon les mêmes modalités que la surveillance post-professionnelle.
b) Le patient est inactif (chômeur, retraité…)
C’est le médecin traitant qui réalise la surveillance. Elle est conseillée tous les 2 ans, à partir de 50 ans et comporte :
- un examen clinique,
- une recherche d’hématurie microscopique soit par bandelette urinaire, soit par comptage des hématies urinaires.
Si la recherche est positive ( > 10 000 hématies par ml), adresser le patient à un urologue pour exploration complémentaire en signalant le métier à risque exercé.
Pour les amines aromatiques, cette surveillance rentre dans le cadre de la surveillance post-professionnelle : examen clinique avec recherche d’hématurie tous les 2 ans, prise en charge par le Fonds d’Action Sanitaire et Sociale.
3. Que faire en cas de symptomatologie urinaire ?
Si l’un des symptômes suivants survient, même isolé, adresser le patient à un urologue en mentionnant son activité professionnelle à risque :
• Hématurie microscopique ou macroscopique (qu’elle soit terminale ou totale)
• Troubles mictionnels
• Infection urinaire
Consulter la brochure en ligne à l'intention des urologues, réalisée en collaboration avec l'Association Française d'Urologie "Comment repérer l'origine professionnelle d'une tumeur de vessie" et ses annexes:
Remerciements à P. Moulin pour sa participation à l’élaboration de cette fiche. Remerciements aux Professeurs F. Bladou, C. Coulange, E. Lechevallier, D. Rossi, G. Serment et au Docteur J.L. Davin pour leur aimable contribution.
Ce document est reproduit ou inspiré de la brochure sur les cancers d'origine professionnelle éditée par la Ligue contre le cancer, après autorisation. Pour en savoir plus : www.ligue-cancer.asso.fr/IMG/pdf/cancerpro.pdf

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