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Les symptômes

La rhinite et l'asthme professionnels surviennent après une période de latence, dans les conditions habituelles d'exercice du travail.

La rhinite est souvent négligée par les patients. Les symptômes diminuent voire disparaissent souvent dès lors que la personne s’extrait de l'exposition (durant les week-ends, les congés).

En 2025, l’Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur a réalisé la 7ème édition du tableau de bord régional Santé, Sécurité et Conditions de Travail. Ce document, élaboré en étroite collaboration avec les membres du Comité régional d’orientation des conditions de travail (CROCT) présente l’évolution des principales expositions professionnelles et met en lumière les caractéristiques propres à nos territoires.

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Tableau de bord régional santé, sécurité et conditions de travail 2025

Santé Travail
2026

En 2025, l’Observatoire Régional de la Santé Provence-Alpes-Côte d'Azur a réalisé la 7ème édition du tableau de bord régional Santé, Sécurité et Conditions de Travail. Ce document, élaboré en étroite collaboration avec les membres du Comité régional d’orientation des conditions de travail (CROCT) présente l’évolution des principales expositions professionnelles et met en lumière les caractéristiques propres à nos territoires.

Ce MOOC vise à apporter une aide concrète sur l'accompagnement dans le maintien en emploi des personnes atteintes de cancer ainsi que sur le repérage et la déclaration des cancers d’origine professionnelle.
Il comprend 3 capsules vidéos (durée totale d’1h30), des outils pratiques et des quiz d’évaluation.

Le SISTEPACA a été présenté au congrès de médecine et santé au travail à travers deux communications affichées :

  • Prévention de la désinsertion professionnelle dans les secteurs privé et public : des outils d’information pratiques disponibles sur le SISTEPACA
  • Le SISTEPACA : retour d’expérience d’une formation innovante en santé travail et santé environnement

Ce congrès a eu lieu du 2 au 5 juin 2026 à Lyon

Le SISTEPACA a été présenté au congrès de médecine et santé au travail à travers deux communications affichées :

  1. Prévention de la désinsertion professionnelle dans les secteurs privé et public : des outils d’information pratiques disponibles sur le SISTEPACA
  2. Le SISTEPACA : retour d’expérience d’une formation innovante en santé travail et santé environnement

Ce congrès a eu lieu du 2 au 5 juin 2026 à Lyon

Dans le cadre du SISTEPACA, l’ORS, en collaboration avec One Health Expertise, a conçu une formation « Santé environnement » sous la forme d’un théâtre-forum. Cette formation permet d’explorer collectivement des situations réelles et ainsi de sensibiliser les professionnels à l’approche globale de la santé en prenant en compte la dimension environnement et travail et de les aider à intégrer ces questions dans leur pratique.

L’asthme est une maladie chronique fréquente, qui toucherait plus de 4 millions de personnes en France et concernerait entre 10 et 16 % des enfants et 6 % des adultes.

L’asthme résulte de l’interaction entre des facteurs génétiques, des déterminants personnels et l’exposition à des facteurs environnementaux.

Face à un patient souffrant d’asthme, pensez également à poser des questions sur :

  • Air extérieur : lieu d’habitation en ville ? à la campagne ? Présence de commerce au rez-de-chaussée de l’immeuble (onglerie, pressing, coiffeur…) ? Proche d’une autoroute ? d’un site industriel ? d’une friche industrielle ? d’une exploitation agricole… ?
  • Air intérieur : Logement salubre ou insalubre ? Ancien ou neuf ? Type d’ameublement (neuf, ancien, moquettes, tapis, parquet…) ? Existence de moisissures ? Présence d’animaux domestiques ? Quel type de produits d’entretien utilisés ? Existe-t-il un système de ventilation, d’aération, de VMC (existence d’un entretien) ? Quel type de chauffage (existence d’un entretien ?) ? Tabagisme actif ou passif ? Travaux de rénovation en cours ? Utilisation d’un diffuseur anti-moustique, de bougie, encens, ….
  • Changement récent de lieu de vie, de voiture, de produits d’entretien, d’alimentation ? Travaux récents dans le domicile, autres lieux fréquentés (école, gymnase, etc.) ? Nouvelle activité ou sport…
  • Si c’est un enfant : la profession des parents ?

  • Sa profession, son lieu d’activité ?
  • Ses conditions de travail, utilisations de produits chimiques (colles, vernis…) et ses modalités d’utilisations (pulvérisation…) ?
  • Des changements récents (déménagement, produits chimiques, process…) ?
  • Des exemples de questions à poser sur l’environnement professionnel ou des informations sur les métiers les plus exposés sont disponibles dans la fiche Rhinite, astme

En essayant de les identifier avec le/la patient(e)

  • L’activité que vous exerciez ?
  • Le lieu où votre crise s’est déclenchée ?
  • Les conditions météorologiques du moment /pollution ?
  • Le mois de l’année (pollen, froid… ) ?
Vers qui orienter son patient en cas de facteurs environnementaux identifiés :

  • Les conseillers habitat santé (CHS) et les conseillers (médicaux) en environnement intérieur (C(M)EI) sont des professionnels diplômés, en capacité d’établir un audit de l’environnement intérieur et de proposer des conseils concrets et personnalisés face aux risques environnementaux : les contacter en Provence Alpes Côte d’Azur
  • Pour l’enfant : consultation enfant environnement
Outre les questions portant sur la vie professionnelle du patient ainsi que sur ses antécédents familiaux et personnels (eczéma, asthme, rhinite allergique), face à un patient souffrant de dermatite, pensez également à poser des questions concernant :

  • Vit-il en ville ou à la campagne ?
  • Le logement est-il ancien, rénové ou neuf ? S’agit-il d’une maison ou d’un appartement ?
  • Y a-t-il eu des travaux récents (utilisation de peintures, colles, solvants, nouveaux produits ménagers…) ?

  • Produits ménagers utilisés : savons, détergents, désinfectants…
  • Produits cosmétiques utilisés : savons, gels douche, crèmes, maquillage, vernis…
  • Présence d’animaux domestiques : nouveaux animaux, changement de produits d’entretien pour l’animal (shampooings, répulsifs, litière…).
  • Loisirs : bricolage, jardinage, peinture, couture (utilisation de colles, solvants, pigments, latex, teintures…).
  • Consommation récente de médicaments locaux (pommades, crèmes corticoïdes, AINS topiques, antibiotiques) ou systémiques.
  • Changements récents : lieu de vie, voiture, produits d’entretien, alimentation ? Travaux récents au domicile ou dans d’autres lieux fréquentés (école, gymnase, etc.) ? Nouvelle activité ou nouveau sport ?
  • Chez l’enfant : profession des parents.

  • Sa profession et son lieu d’activité.
  • Ses conditions de travail : utilisation de produits chimiques (colles, vernis, solvants…), port d’équipements de protection individuelle.
  • Existence de changements récents (déménagement, nouveaux produits chimiques, modification des procédés de travail).

Des exemples de questions à poser concernant l’environnement professionnel ainsi que des informations sur les métiers les plus exposés sont disponibles dans la fiche Dermatite de contact .

En essayant de les identifier avec le/la patient(e)

  • Où et quand la dermatite a-t-elle débuté ?
  • Comment évolue-t-elle ?
  • Y a-t-il eu des changements récents de produits ?
  • Existe-t-il des cas similaires au domicile ou sur le lieu de travail ?
Vers qui orienter son patient en cas de facteurs environnementaux identifiés :

Si suspicion d’une pathologie liée à une exposition professionnelle au plomb, que faire ?

Outre la prise en charge médicale, il est possible de rechercher s’il existe un risque professionnel au plomb décrit dans les tableaux de maladie professionnelle. Certaines pathologies provoquées par l’exposition au plomb peuvent être reconnues comme maladie professionnelle si elles sont inscrites dans le tableau 1 des maladies professionnelles du régime général de la Sécurité sociale (TRG1) ou dans le tableau 18 du régime agricole (TRA18).

Il s’agit des pathologies indiquées dans le tableau suivant :

* Une plombémie est nécessaire pour chaque diagnostic ainsi que d’autres précisions médicales sont demandées, pour davantage d’informations : cliquer sur les tableaux de maladies professionnelles correspondant. A noter que les dosages de la plombémie doivent être pratiqués par un organisme habilité

Pathologie/Symptôme*

Système de réparation

Hématologique/biologique

Anémie

TRG1 / TRA18

Syndrome biologique, caractérisé notamment par une plombémie égale ou supérieure à 500 μg/L

TRG1 / TRA18

Digestif

Syndrome douloureux abdominal avec constipation

TRG1 / TRA18

Rénale

Néphropathie tubulaire

TRG1 / TRA18

Néphropathie glomérulaire et tubulo-interstitielle

TRG1 / TRA18

Neurologique

Encéphalopathie aiguë

TRG1 / TRA18

Encéphalopathie chronique

TRG1 / TRA18

Neuropathie périphérique

TRG1 / TRA18

En parallèle, plusieurs situations possibles :

Votre patient(e) est en activité

Orientez-le (la) vers son médecin du travail

Informez votre patient(e) d’une possibilité de déclarer sa pathologie en maladie professionnelle, si la situation rentre dans le cadre des tableaux des maladies professionnelles (cf page 3) et dans ce cas :

  • Remplissez un certificat médical initial de maladie professionnelle
  • Le patient(e) doit ensuite envoyer le formulaire de déclaration à l’Assurance Maladie
A noter que si la situation ne rentre pas dans le cadre des tableaux des maladies professionnelles, mais que la pathologie semble être directement liée à une exposition professionnelle au plomb, il est possible d’établir une demande de déclaration en maladie professionnelle. Celle-ci passera par l’étude détaillée du comité régional de reconnaissance en maladie professionnelle (CRRMP)

Déclarer une maladie professionnelle

En savoir plus

Votre patient(e) est non actif(ve) / retraité(e)

Si la pathologie correspond à un tableau des maladies professionnelles, invitez votre patient(e) à entamer une démarche de reconnaissance en maladie professionnelle

La situation est complexe et/ou il y a une absence de médecin du travail

Orientez votre patient(e) vers le CRPPE, qui pourra évaluer son exposition et l’accompagner dans les démarches.

Si l’état de santé de votre patient(e) et/ou son exposition professionnelle peut engendrer des difficultés à reprendre ou garder son poste de travail actuel : que faire pour prévenir un éventuel risque de désinsertion professionnelle ?

  • Orienter son patient(e) vers le médecin du travail le plus tôt possible, à travers un courrier
  • Si le patient(e) travaille, l’inviter à contacter le médecin du travail pour une visite à la demande
  • Si le patient(e) est en arrêt de travail, l’inviter à contacter le médecin du travail pour une visite de pré-reprise pour envisager des aménagements de poste ou un reclassement si nécessaire, et mobiliser le réseau de maintien dans l’emploi si besoin.

Si suspicion d’une pathologie liée à une exposition environnementale au plomb, que faire ?

Outre le rappel des règles d’hygiènes et de protection, il existe plusieurs orientations possibles (non exhaustives) :